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LE SIGNAL DU PROMENEUR


De : Raoul Collectif
Mise en scène par Raoul Collectif
Avec Romain David
Jérôme de Falloise
David Murgia
Benoît Piret
Jean-Baptiste Szézot
spectacle à
20h30

durée 1h35


en partenariat avec Le Théâtre Antoine Vitez



(pour en savoir plus et voir d'autres photos cliquez sur le titre du spectacle)


ESPRIT DU THEATRE
Pas de rencontre pour le Signal du promeneur
Une rencontre avec Stanislas Nordey autour du Living Theatre
aura lieu le lundi 10 février à 20h
au Théâtre des Ateliers d'Aix en Provence

Qu’est-ce qui pousse un homme à rompre totalement avec son milieu, voire avec la société tout entière ? A opposer à un destin trop bien tracé une révolte qui porte en elle le cri viscéral du vivant ?
Formé de jeunes acteurs, le Raoul collectif s’empare de ces questions dans une création impulsive et passionnément vitale.
A travers la mise en scène, l’écriture et le jeu, ils conçoivent un spectacle sous forme de signal d’alarme. A leur manière débordante de vie, de jeunesse et de bonne humeur, ils vont rejouer le geste de certains (anti-) héros solitaires qui, un jour, se sont échappés du système dans lequel ils se sentaient emprisonnés.


QUELQUES REPERES (QUI EST QUI FAIT QUOI) LE RAOUL COLLECTIF.
Entre choralité et individualités.

L’enseignement du Conservatoire de Liège accorde une importance capitale à la réflexion politique (au sens large), psycho-sociale et philosophique comme fondement du métier d’acteur. Les jeunes artistes qui s’y forment sont donc pour la plupart engagés dans les débats qui taraudent la société contemporaine, actifs dans les forces concrètes qui cherchent soit à la transformer, soit à indiquer dans sa marge des voies alternatives. C’est dans ce creuset que sont nés, dans la foulée d’un exercice d’étudiants présenté à plusieurs reprises en 2008, LE RAOUL COLLECTIF et l’embryon d’une forme aujourd’hui transformée en spectacle :



LE SIGNAL DU PROMENEUR.

Romain David, Benoît Piret, David Murgia, Jean-Baptiste Szezot et Jérôme De Falloise (selon l’ordre arbitraire), jeunes acteurs exigeants, se sont engagés dans la voie quelque peu utopique, lente mais fertile de la création en collectif. Ils ont élaboré ensemble une méthode de travail qui prend en charge toutes les dimensions de la création et de la production (documentation, mise en scène, scénographie, son, lumière, texte, diffusion,...) en n’excluant pas le recours ponctuel à un « œil extérieur » et à d’autres forces qui gravitent autour du collectif (assistante, directeur technique, costumière,...). De cette dynamique – sorte de laboratoire pratique de démocratie-, de la friction de leurs cinq tempéraments se dégage une énergie particulière perceptible sur le plateau, une alternance de force chorale et d’éruptions des singularités, une tension réjouissante, tant dans le propos que dans la forme, entre rigueur et chaos, gravité et fantaisie.

Pas étranger à ce paradoxe, leur premier opus, LE SIGNAL DU PROMENEUR, tente de faire un peu de lumière sur ce que pourraient signifier les destins d’individus en lutte radicale, solitaire, violente, voire mortifère- avec leurs milieux respectifs, parfois avec la société toute entière. De quel désir, de quelle énergie témoignent ces fuites, ces exils, ces arrachements – parfois désespérés et tardifs -aux cadres convenus, aux valeurs en cours ?



Le propos de notre création se présente comme une toile d'araignée de cinq histoires réelles, tissées entre elles par l'écho qu'elles provoquent en nous. Isolées les unes des autres, ces histoires ne se répondent pas directement, mais leurs protagonistes interrogent tous le besoin, la recherche, la quête d'être en vie; ils sont porteurs d'une révolte et opposent à leur milieux respectif ‐ voire à l’ensemble de la société ‐ le cri viscéral du vivant
Le Raoul Collectif



Le spectacle évoque par bribes, par citations disséminées, par mises en situations concrètes imaginées, cinq figures issues de cinq biographies bien réelles. Ces figures sont moins les protagonistes d’une narration que les ingrédients d’un état des lieux et d’une réflexion sur ce qui pousse les individus jusqu’au point de rupture avec certaines prescriptions ou formes figées de la société, mais aussi sur le prix que paie l’individu qui renonce trop longtemps à rompre avec un cadre qui le fait souffrir.
- Raoul est un prénom « terroir belge » qui nous fait rire, et qui devrait nous empêcher de jamais nous prendre au sérieux.
- Raoul est un nom d’origine germanique, qui, décomposé, donne « Rad » et « Wulf », qui signifie très précisément « Le Conseil des loups »...
- Evidemment, c’est aussi Raoul Vaneigem dont la pensée et l’attitude ont beaucoup à voir avec notre démarche !
[Qui est Raoul Vaneigem ?]
Ce fils de cheminot a grandi dans la Belgique ouvrière d’après-guerre. Au début des années ’60, sorti de ses études de philologie romane à l’ULB, athée, libertaire, il rencontre Guy Debord, un écrivain et révolutionnaire qui vient de fonder l’Internationale situationniste et que ses premiers essais poétiques ont touché. Il publie son Traité de savoir vivre à l’usage des jeunes générations en 1967. En 1970, il démissionne de l’Internationale Situationniste. Rebelle à toute tentative d’embrigadement de la pensée, il publie régulièrement des opuscules analysant l’impasse existentielle dans laquelle mène la société marchande et l’action débilitante qu’elle opère sur les consciences. Il encourage la réalisation de soi hors des crédos de la « religion économie » que sont le profit, le travail, la consommation.
Mon questionnement est sans réponses, mais j’ai, au plus profond de mes doutes, quelques certitudes. Peut-être est-ce suffisant au cœur d’une époque qui, présentant, comme nulle autre pareille, les symptômes d’un pourrissement universel, cherche, au crible de ses désillusions, les signes d’une civilisation humaine qui tente maladroitement et naïvement de s’instaurer.
Raoul Vaneigem, Le Chevalier, la Dame, le Diable et la Mort, 2003

A l’annonce de l’éternité de la domination libérale sur le monde, à la fermeture définitive d’une «hypothèse révolutionnaire », à cette fatalité désespérante selon laquelle « le monde court à sa perte», nous avons l’intarissable désir d’opposer, comme un cri surgi de l’enfance, la couleur passionnelle de la nécessité de vivre, la reconnaissance du vivant et l’expansion de ses forces. Il semblerait que tout soit passé ou dépassé, que tout ait déjà été inventé... Nous nous en réjouissons : délivrés de cette ambition d’avoir à délivrer du neuf, nous voulons affirmer que dans un monde qui se détruit, la création reste le seul moyen de ne pas se détruire avec lui. Cette énergie adolescente constitue le mouvement dans lequel notre collectif a vu le jour et veut se traduire dans l’inscription d’un théâtre qui met en avant les joies de la libération.
Le Raoul Collectif


Représentations ATP : Théâtre Antoine Vitez
le 4 Février 2014, 20H30
le 5 Février 2014, 20H30


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